04.08.2009
Avec le temps...
Tellement de choses à faire, tellement de sujets à décrire mais non susceptibles d’être publiés dans un blog. Si seulement je pouvais dégager un peu de temps pour cet espace-ci…
Et puis, faut pas oublier que le français n’est pas ma langue maternelle ce qui fait qu’avant de poster, ben oui, faut que je vérifie un peu plus que d’autres ce qui sort de ma plume. C’est que je déteste les fautes d’orthographe, de grammaire ou de ponctuation avant même d’évaluer le contenu d’un billet.
Je me fais vieux sans doute.
Pas que cela m’affecte. J’ai toujours accepté les choses de la vie telles qu’elles se présentent.
Sans doute parce que j’en ai vu beaucoup partir. Des proches et des inconnus. Et cela ne fût pas toujours très drôle. Ayant été ambulancier volontaire, j’en ai vu des vertes et des pas mûres…
Je suis passé moi-même à quelques reprises tout près d’une dalle marquée d’une épitaphe du style « parti trop tôt » quand j’étais môme ou « toujours prêt » quand j’étais scout ou « parti au ciel » quand mon avion a raté la piste d’atterrissage ou « emporté par la maladie entouré par ceux qu’il soignait » quand une sale bestiole de la brousse a failli me bouffer moi aussi.
Pourquoi j’écris tout ça… ?
Je ne sais plus.
Ah oui ! Cela me revient. J’écrivais donc – en résumé - que je me fais vieux et que je m’enfous.
En fait, je m’en fais quand même un tout petit peu de temps à autre.
Pour me rassurer, ma compagne qui a vingt-huit ans ET trente jours ET six heures de moins que moi, me dit toujours que l’âge n’a pas d’importance. Peut-être qu’elle a raison mais je sais une chose, il avance. Impossible de faire demi-tour, impossible de la laisser me rattraper – je parle de l’âge. Du reste, elle peut me rattraper quand elle veut et où elle veut. J’adore.
Le temps m’a toujours passionné. J’ai souvent tenté de transformer les formules de la relativité en applications concrètes. Des films comme « Back-to-the-future » ou des histoires comme « The-Time-Machine » de H.G. Welles m’ont émerveillé. A douze ans, Encyclopedia Brittanica à l’appui, j’avais construit un engin qui aurait dû me permettre de me déplacer à une vitesse proche de celle de la lumière. L’expérience s’est terminée quand tous les plombs de la maison ont sauté… Cela aurait pu faire une belle épitaphe de plus. M’en suis sorti avec une fessée. Depuis lors, j’ai toujours tiré la langue en direction des posters d’Einstein. Je comprends aussi pourquoi ses cheveux pointaient dans tous les sens : ce n’est pas très bon de mettre les doigts dans une prise d’électricité…
Je m’égare. Autre signe de…
Faut que j’abrège.
J’ai hâte d’entendre ma belle au bout du fil avant que je n’oublie.
_Coucou ma Belle. Tudo bem ? »
_Siiiim. J’ai fait du shopping !! »
_Ah oui ? Tu as acheté plein de jolies choses ? »
_Ouiiii !! C’est très sexy. Tu vas adorer. J’ai acheté de la lingerie et … »
Ne sachant pas si des jeunes oreilles peuvent entendre nos propos, je n’écris pas l’intégralité de notre conversation de deux heures dans ce billet.
En tous les cas, c’était rafraîchissant et plein de bonne humeur. Certes, un zeste coquin également mais comme il n’y a pas d’âge pour vous voyez ce que je veux dire, elle m’a totalement changé les idées.
Faut pas que j’oublie de prendre mes vitamines au ginseng.
@+
21:26 Publié dans amour, Divagations, Souvenir | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sexy, temps, âge, vieillir, relativité, carpe diem



Commentaires
Moi aussi au fond je me fiche de vieillir mais je ne supporte pas l'idée que l'on doit se décatir. Pourquoi la vieillesse devrait-elle devenir molle, pendante, variqueuse, gâteuse ? Pourquoi la vieillesse ne serait-elle pas simplement le don de savoir utiliser enfin toute l'expérience accumulée au profit d'une vie meilleure avant qu'elle ne meure ? Pourquoi la vieillesse devrait-elle être laideur et décadence ? Ah, Lynx, je n'aime pas vieillir finalement.
Ecrit par : Gicerilla | 10.08.2009
Beaucoup à dire au sujet de votre commentaire et les questions que vous vous posez. Pour ma part, j'aime vieillir car je sais que la rareté des jours qui restent rendent tous les instants précieux. En regardant par-dessus mon épaule, j'ai eu le privilège de vivre au sens le plus complet - je pense. Et puis, ce n'est pas (encore) fini...:-)
Ecrit par : Lynx pour Gicerilla | 18.08.2009
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